Série de Fourier 1
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Etude analytique
Nous avons entrevu graphiquement qu'il est possible de décomposer
n'importe quelle fonction périodique répondant aux conditions de
Dirichlet en une somme (infinie) de fonctions sinusoïdales de
fréquences multiples de celle de la fonction de départ, cette ensemble
de fonctions formant ce qu'on appelle un développement en série de
Fourier. En pratique, on peut se contenter d'une suite finie de
composantes
pour approcher la fonction avec une précision voulue.
Intérêt du développement en
série de Fourier:
Lorsqu'un signal périodique de forme quelconque est appliqué à l'entrée d'un système linéaire, il en ressort déformé si la fonction de transfert complexe n'est pas purement réelle. Mais un signal sinusoïdal pur, lui, ne sera pas déformé, il reste une sinusoïde pure à la sortie, de même fréquence. Cette sinusoïde n'aura pas forcément la même amplitude ni la même phase, mais la fréquence et la forme sont conservées.
Dès lors, le développement du signal en série de Fourier permet d'
effectuer les calculs sur des sinusoïdes en les multipliant simplement
et séparément par la fonction de transfert complexe du système. Pour
connaître le signal en sortie, il suffit d'additionner ces
différentes composantes sinusoïdales ainsi traitées.
D'autre part la décomposition des signaux en série de Fourier permet
d'obtenir ce qu'on appelle le spectre du signal, formé par l'ensemble
des composantes sinusoïdales, et représenté par des raies discrètes
situées à des fréquences multiples de la fondamentale, appelées
harmoniques. Et la connaissance de ce spectre permet d'évaluer la bande
passante nécessaire au système lorsqu'il s'agit de transmettre le
signal incident sans déformation.
Le développement en série de Fourier permet également d'analyser les
systèmes de modulation et de transmission de données.
En électronique, la distorsion qui résulte de l'atténuation ou de la
suppression de certains harmoniques (substantif masculin) de rang élevé
et appelée distorsion harmonique.
La décomposition d'une fonction
en série de
Fourier
s'écrit (en prenant t, le temps comme variable, mais ça peut être
variable d'espace dans le cas de
traitement d'images par exemple, ou une autre variable):
étant la période de la fonction
et
la « pulsation »
On peut aussi l'écrire sous forme exponentielle complexe:
étant l'imaginaire pur,
(le
des
mathématiciens)

Pour le coefficient
rien de
plus
simple, il suffit d'intégrer
sur
un
intervalle égal à une période, tous les termes sinusoïdaux s'annulent,
il reste
qui est la valeur moyenne
de la fonction:
Donc nous obtenons la valeur du coefficient
:
J'avoue que j'ai décomposé toutes les étapes rien que pour le plaisir de voir toutes ces belles intégrales! En fait le résultat était évident dès le départ.
Remarque: Le calcul peut se faire sur n'importe quel intervalle de longueur d'une période,
[
] et pas seulement [
]
Précisons le seul point signifiant de ce calcul, à savoir l'intégrale définie de la fonction sinus sur une période:
Pourquoi
?
est ma période;
Dés lors on peut écrire:
Or la fonction cosinus est périodique de période
et
ainsi que:
J'ai détaillé ce point parce qu'il sera réutilisé pour le calcul des autres coefficients.
De même nous avons:
Car
et 
Pour les électroniciens et autre radio-amateurs, je ne résiste pas à l'envie de dévoiler que nous allons utiliser le principe de la démodulation synchrone pour chacune des harmoniques, en multipliant le signal par une fonction sinus de fréquence n-multiple de la fondamentale, suivie par une intégration. Mais on va le faire mathématiquement:
Multiplions donc notre fonction par
et intégrons:
|
Rappel: |
On voit immédiatement que le premier terme est nul (voir calculs précédents)
il reste:
Deux cas sont à envisager:
Si
alors tout s'annule.
En effet on peut poser
et
et on retombe dans des calculs vu plus
haut à savoir que les intégrales sur l'intervalle T de toutes ces
sinusoïdes et cosinusoïdes s'annulent.
Si
, il n'en va pas de même:
Cas n=p:
Donc le fait de multiplier par
permet de trouver les coefficients
qui valent donc:
Je vous laisse calculer les coefficients
en multipliant cette fois par
et vous obtiendrez:
Une fonction
est dite paire si
Elle est dite impaire si
(Une fonction peut n'être ni paire ni impaire)
Les fonctions impaires se décomposent en séries de Fourier ne comprenant que des termes en sinus.
Les fonctions paires se décomposent en séries de Fourier ne
comprenant que des termes en cosinus plus éventuellement le terme
constant.