Calcul des niveaux d'énergie dans l'atome d'hydrogène
par Silicium628
Rien de moins.
Nous calculerons au préalable l'altitude de l'orbite géostationnaire
puis nous démontrerons la seconde Loi de Kepler
pour nous faire la main.
RAPPEL DE CINÉMATIQUE |
![]() |
Soit
M un point matériel se déplaçant dans un plan muni d'un de repère
orthonormé Associons au point M le vecteur OM de module ![]() ![]() Remarque: On notera les dérivées avec un point au dessus, ex:
|
Nous en déduisons que:
démonstration:
|
Nous en déduisons également:
démonstration:
|


et
CteDans le cas où le rayon vecteur est de longueur constante (le point matériel suit une trajectoire circulaire) et la vitesse de rotation est constante, nous avons:
![]() |
Cte |
![]() |
= 0 |
![]() |
ce qui donne
L'accélération est alors radiale (la composante tangentielle
suivant
est nulle) et son module
est de valeur bien connue
le signe
(-) indiquant qu'elle est dirigée en sens contraire de
, c'est à dire vers l'intérieur de la
trajectoire (vers le centre du cercle), elle est dite centripète.
C'est à peu de chose près ce qui se passe pour les satellites
géostationnaires.
I - Calcul de l'altitude de l'orbite géostationnaire: |
Un
satellite géostationnaire de masse
décrivant une orbite circulaire de rayon
est attiré par la Terre de masse
avec une force
(son
poids)
n'étant pas
la hauteur du satellite au dessus du sol (l'altitude) mais sa distance
par rapport au centre de la Terre.
est la
constante de gravitation universelle
Cette force dirigée vers le centre incurve sa
trajectoire, qui sans cela serait une ligne droite. Si bien que son
mouvement est accéléré suivant le vecteur
dont on vient de calculer l'expression.
La loi fondamentale de la dynamique (
) nous donne:
De ces deux équations nous déduisons:
Nous voyons déjà que la masse
du satellite n'intervient pas dans le
calcul
Remarque:
est connu puisque le satellite restant toujours à la verticale d'un
même point de l'équateur fait un tour par 23h56'. (24h00 par rapport au
Soleil, mais 23h56 par rapport aux étoiles dites « fixes » durée du
jour sidéral soit 86164s)
de dimension
de dimension
kg de
dimension
Vérifions l'homogénéité de la formule avant de nous lancer dans le calcul numérique:
et
(également),
la formule est homogène du point de vue de équations aux dimensions. On
peut donc utiliser la calculatrice:
Soit 42 167 km du centre de la Terre.
Soustrayons les 6378 km du rayon équatorial pour obtenir l'altitude:
42167 - 6378 = 35789 km
Je lis ici et là 35784 km... je vous laisse
trouver où se cachent les 5 km d'écart...
II - Démonstration de la seconde loi de Kepler |
"Le
rayon vecteur qui lie une planète au soleil balaie des aires égales en
des temps égaux".
Kepler l'a constaté en analysant les données astronomiques recueillies grâce à l'observation par Tycho Brahe et en a déduit que le soleil exerce une force d'attraction centrale sur la planète.
En voici la démonstration inverse à partir des lois de la dynamique.
Considérons le cas d'un objet de masse
, une planète, une comète ou un
astéroïde par exemple, passant dans le champ d'attraction d'un objet de
masse
beaucoup plus importante que
, une étoile par exemple.
Considérons
comme immobile et
plaçons la en O de notre graphique, liée au repère cartésien orthonormé
.
La masse
,
quelle que soit sa vitesse au départ et la direction de sa trajectoire
est soumise à une force unique due à l'attraction gravitationnelle que
exerce sur elle. Les lois de la
physiques démontrables en laboratoire à notre échelle nous indiquent
que cette force est appliquée sur
et est dirigée dans la direction de
.
On dit qu'elle est « centrale ».
Elle a pour valeur:

étant la
distance séparant les deux masses et
la constante de la Gravitation Universelle.
Si nous représentons cette force dans le repère
, nous voyons que le fait que la
force soit centrale implique que la composante suivant
est nulle.
On peut donc écrire:
Cette force exercée sur la masse
provoque son accélération
étant un
scalaire, les vecteurs
et
sont colinéaires,
a tout comme
sa composante suivant
nulle.
Notons au passage que
dépend
de
et de
mais pas de
. C'est ce
qu'on nomme « l'accélération de la pesanteur »
Nous avons d'autre part calculé plus haut la
valeur de
pour un point matériel
en déplacement:
En égalant ces deux expressions nous obtenons:
Il en résulte deux égalités distinctes, une
concernant la composante
et
l'autre la composante
La première égalité nous a servi à calculer la taille de l'orbite d'un satellite en fonction de la masse centrale et de la période de révolution.
C'est maintenant à la deuxième égalité que nous allons nous intéresser:
C'est une équation différentielle à variables séparables:
Donc
est
inversement proportionnel à
² ,
voyons la conséquence que cela implique.
Calculons l'aire balayée par le rayon vecteur
lorsque l'objet se déplace entre les points A et B de sa trajectoire:
![]() |
Si on considère un déplacement très petit, la longueur de la portion de trajectoire AB peut être confondue avec la longueur de l'arc AC centré sur le point d'attraction O.
Cette longueur a pour valeur:
Les points B et C peuvent êtres confondus, la
surface
balayée vaut donc:
Et puisque nous avons trouvé que
, il vient:
Intégrons pour trouver l'expression de l'aire en fonction du temps:
La surface balayée par le rayon vecteur est donc proportionnelle au temps.
Nous obtenons la seconde Loi de Kepler qui dit que les surfaces balayées en des temps égaux sont égales.
Nous sommes partis de la simple hypothèse que
la force est centrale pour arriver à cette conclusion. On pourrait donc
penser que c'est un effet de la force d'attraction. Mais que se
passerait-il si en O il n'y avait pas de masse attractive? On considère
par exemple un astéroïde qui passe par là, à des millions de km, mais
on « supprime le Terre » et, à la place, on dispose juste un petit
télescope... et bien la composante
qui était nulle serait tout aussi nulle, et le calcul serait exactement
le même, la surface balayée par le rayon vecteur serait proportionnelle
au temps bien que l'astéroïde filerait tout droit. (Enfin, sur une
géodésique de l'espace-temps me dit Albert). Et il en serait de même de
n'importe quel corps se déplaçant en ligne droite observé de n'importe
que point de l'espace.
Donc la seconde Loi de Kepler est une
conséquence de l'absence d'effet de la masse centrale
sur l'axe ortho-radial .
III - Calcul des niveaux d'énergie et spectre de l'atome d'hydrogène |
Nous allons faire
le calcul sans utiliser
l'équation de Schrödinger (voir Bibliographie au bas de cette page). Le
calcul que nous allons faire tiendra
toutefois compte de la dualité onde-particule (thèse de Louis de
Broglie en 1924, qui lui valu le prix nobel en 1929) qui associe à
l'électron une onde de fréquence
fonction de sa quantité de mouvement
tout en considérant encore l'électron
comme une particule ponctuelle soumise à une force centrale et en lui
appliquant les lois de la dynamique classique.
C'est donc une approche intermédiaire entre
l'électrodynamique classique et la mécanique quantique.
C'est l'approche de Bohr qui eu l'intuition que l'onde associée à
l'électron sur son orbite doit être stationnaire, c'est à dire que la
longueur de l'orbite doit être un multiple entier de sa longueur d'onde
,
étant la vitesse de l'électron. Cette hypothèse restreint les orbites
possibles à certaines orbites stables, l'atome forme ainsi un système
quantifié. Les résultats du calculs sont conformes à l'expérience.
et pas des nombres
quantiques secondaires
et
.
L'atome d'hydrogène neutre est constitué d'un noyau (possédant un
seul proton) autour duquel gravite un électron unique.
L'électron tourne autour du noyau de l'atome sur une orbite de
rayon
. Pour l'orbite fondamentale,
nous supposons le rayon de longueur constante (l'électron suivant une
trajectoire circulaire) et la vitesse de rotation constante;
Nous
avons:
![]() |
Cte |
![]() |
= 0 |
![]() |
Nous supposons à priori que la vitesse de l'électron n'est pas relativiste, ce qui se vérifiera ensuite.
L'accélération ayant pour expression:
Elle se simplifie, compte tenu de l'hypothèse de départ pour devenir:
Cette accélération est donc radiale centrée sur la noyau (la
composante tangentielle suivant
est nulle) et son module est de valeur
le signe (-) indiquant qu'elle est dirigée en sens contraire de
, c'est à dire vers l'intérieur de la
trajectoire (vers le centre du cercle), elle est dite centripète.
En valeur absolue cela donne:
La vitesse de l'électron sur son orbite est:
soit
Remarque: en électronique
la fréquence est désignée par la lettre
, en physique on
emploie le lettre grecque
(nu)
L'électron de charge électrique négative (
) subit la force électrostatique (loi de Coulomb)
attractive de la part du noyau chargé positivement (
), et que nous considèrerons comme
immobile étant donné qu'il est 1800 fois plus massif que l'électron.
étant la charge de l'électron,
,
est la permittivité électrique du vide. 
(SI)
A cette échelle, la force d'attraction gravitationnelle, quant à elle, est négligeable devant cette force électrostatique.
L'énergie potentielle de l'électron soumis à cette force et à la
distance r du noyau est:

| Remarque:
Energie négative: Le signe (-) parce qu'il faut fournir de l'énergie à l'électron pour l'éloigner du noyau (et que l'énergie est nulle à l'infini, si on fournit l'énergie d'ionisation). Donc lorsque l'électron se trouve plus près du proton dans le champ coulombien, son énergie est inférieure à celle qu'il a lorsqu'il en est plus éloigné, inférieure donc à celle qu'il possède lorsqu'il en est infiniment éloigné, inférieure donc à zéro, c'est à dire négative. |
Nous avons vu plus haut que l'accélération centripète
=
de
l'électron. Cette accélération est due à la force électrostatique
par l'intermédiaire de la relation qui
lie les forces et les accélérations de masses pesantes, à savoir la
relation fondamentale de la dynamique
qui s'écrit ici
étant la masse de l'électron, 

Vous ne m'entendrez pas souvent parler de « force centrifuge », si
force centrifuge il y a, c'est le noyau qui la subit. Si on supprime
instantanément le noyau d'un coup de baguette magique, l'électron
filera tout droit (avec une trajectoire ortho-radiale et non pas
radiale) et ce n'est certainement pas sous l'effet d'une quelconque «
force centrifuge », c'est juste le principe qui veut qu'un corps en
mouvement soumis à aucune force suit une trajectoire rectiligne à
vitesse constante.
En rapprochant les équations (1) et (4) nous obtenons la condition d'équilibre de l'orbite:
En remplaçant
par sa valeur
trouvée en (3) il vient:
Remplaçons
par sa valeur
trouvée en (2):
La vitesse
est donc telle que:
L'énergie potentielle calculée en (4) peut donc s'écrire:
D'autre part l'énergie cinétique de l'électron de masse
a pour expression
L'énergie totale de l'électron vaut donc:
Nous avons vu dès le départ (hypothèse de Louis de Broglie) que
l'électron est associé à une onde (on peut dire qu'il se comporte comme
une particule ou une onde, c'est suivant... c'est un objet quantique!)
dont la longueur d'onde
est
reliée à la quantité de mouvement de la particule par la relation:
étant la constante de Planck
et la quantité de mouvement valant:

|
Remarque: Hypothèse de De Broglie pour une particule de masse non-nulle:
Prenons le cas du photon qui est une particule sans masse, mais qui possède un quanta d'énergie: sa vitesse est ATTENTION: dans les lignes qui suivent je vais utiliser une notion de "masse équivalente à une énergie" Donc, d'après la relation d'équivalence entre masse et énergie (relation d'Einstein
Cette « masse équivalente » ne conférerait-elle pas au photon
une « impulsion » ? Si cette « masse équivalente » était réelle, l'impulsion du photon (quantum d'impulsion) vaudrait: Il se trouve que c'est la bonne valeur. Reprenons maintenant l'hypothèse de de Broglie (1) et appliquons-la au photon compte tenu de ce dernier résultat (2):
or il vient:
On retrouve ainsi la relation
de Planck-Einstein Refermons cette parenthèse en retenant seulement que la masse du photon EST NULLE. C'est la démonstration qu'on peut trouver des résultats exacts avec des hypothèses hasardeuses voire fausses! ( En fait de E=mc² il aurait fallu écrire E²= m²c⁴ + p²c² ) |
(11) et (12) donnent:
soit:
dans cette expression, remplaçons
par sa valeur
calculée en (7):
Nous allons maintenant poser une condition de résonance sur
, ce qui va nous permettre de calculer
.
La longueur
de l'orbite
(supposée circulaire) vaut:
doit être un multiple de
de façon à obtenir une onde
stationnaire:
(16) et (17) puis donnent:
élevons au carré:
remplaçons
par sa valeur
trouvée en (15):
Le rayon
(et par conséquent la
vitesse, l'énergie, le rayonnement) ne peuvent prendre que des valeurs
discrètes, dites « quantifiées » en fonction de la valeur du nombre
entier
.
Ainsi
est un nombre
quantique pour l'atome. Ce n'est pas le seul, il y en a d'autres
qui définissent des modes de résonances plus complexes et se traduisent
par des dédoublements des raies spectrales. Nous ne considèrerons que
ce nombre quantique principal
dans
cet article.
Pour n=1 l'atome se trouve dans son état d'énergie le plus bas
possible, on dit qu'il est dans son état
fondamental.
Les niveaux d'énergie de l'atome sont désignés par une lettre: K pour n=1, puis L, M,
N, etc...
Application numérique:


6,626068
10-34
En faisant
nous obtenons le
rayon de l'orbite la plus petite, dite première orbite de Bohr
correspondant à l'état fondamental de l'atome:
soit environ 53 picomètres (0,053 nm)
On peut écrire le rayon
en
fonction de cette orbite de Bohr:

Nous avons vu en (10) que l'énergie totale de l'électron est égale
à
La vitesse (7) comme le rayon est aussi quantifiée:
Remplaçons
par sa valeur
quantifiée trouvée en (18)
soit:
en posant
il vient: (
est la constante de Planck « réduite
»)
Cette vitesse de l'ordre de
(pour n=1) est non
relativiste (0,7% c) mais elle est quand même étonnamment grande, 2000
km/s (seconde, pas heure!) sur un cercle aussi petit de moins de un
nanomètre! On peut donc s'attendre à une fréquence de révolution
énorme. Calculons-la par curiosité (bien que la mécanique quantique
nous indique que cela n'a pas vraiment de signification physique...)
(attention, ce n'est pas la fréquence des photons émis lors de transitions de l'électron entre différentes orbites, quoi que du même ordre de grandeur que celle de photons UV, comme nous le verrons. Rappelons que tant que le photon reste sur une orbite stable il ne rayonne pas).
Calcul de l'énergie:
ou, en posant
L'énergie maximale pour
est
égale à l'énergie d'ionisation, elle vaut:
et l'énergie
s'écrit alors:

entière.
Le photon émis aura une fréquence telle que
Les fréquences émises seront donc:
Et la longueur d'onde des photons émis sera:
=
vitesse de la lumière dans le vide = 
Calculons toutes ces valeurs avec un tableur (Le tableur libre
Open source de open office):
![]() |
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